Entre la langueur méditerranéenne, la tentation d'aller à la plage tous les jours et la chaleur qui rendrait impossible le moindre mouvement (notamment pour attraper un stylo) entre 12h et 17h, personne ne vous croira si vous prétendez bosser comme un fou en Provence.

Et pourtant, vivre sur un lieu de vacances serait plutôt un motif de travail acharné. En ce qui me concerne, je file me planquer au bureau dès que possible, histoire d'éviter routes encombrées et plages bondées.

En arrivant dans la région, j'ai bien essayé de me fondre dans le flot de touristes, d'aller me baigner sur la plage qui est à quelques pas de ma maison. Arrivant conquérante, serviette à la main, j'ai toujours battu en retraite, la foule rendant l'accès à la mer quasi-impossible.

Depuis, je fais comme tous les gens d'ici : je prends mon mal en patience, je me baigne au pied d'une falaise et j'attends la fin du mois d'août avec impatience.

Ah, dire que certains sont en route pour retrouver Paris et ses couloirs de métro pendant que je prends le bateau qui m'amène à Toulon tous les matins...