Par Hadrien dans La chronique d'Hadrien

Pour répondre aux inquiétudes de certains d'entre vous, la rédaction a entrepris une véritable enquête en immersion dans les eaux troubles de la moutarde de Dijon.

La moutarde de Dijon n'est pas une AOC (appellation d'origine controllée) et ne peut pas y prétendre puisque la majorité des graines de moutardes viennent du Canada. Le nom indique seulement un processus de fabrication. Pour enrayer le déclin de la part de la Bourgogne dans la production mondiale de moutarde de Dijon, la région souhaite obtenir une IGP (Indication Géographique Protégée). Le cahier des charges de l'IGP étant moins contraignant que celui de l'AOC, l'origine des graines de moutarde ne serait pas un obstacle.

C'est maintenant que ça devient croustillant. Notre informateur a surpris en caméra cachée une conversation qui lève le voile sur toute cette affaire. Certains prétendent qu'Unilever (propriétaire d'Amora-Maille depuis 2000) retire le plus rapidement possible sa production de moutarde de la région Bourgogne afin d'enrayer la mise en place d'une IGP. Celle-ci empêcherait toute future délocalisation et, en précipitant la fermeture des usines, Unilever pourrait bien faire s'envoler les espoirs de la Bourgogne au titre que la part de la région dans production mondiale de moutarde de Dijon dans la région est déja minoritaire (50% avant la récente délocalisation).

Dimanche prochain sur M6, dans Zone Interdite: "La moutarde le monte au nez". Tous les dessous de l'affaire, présenté par Bernard de la Villardière.