Découvrons qui se cache derrière Marie Ben, une marque de cadeaux décalés...

Peux-tu te présenter toi et ton entreprise en quelques mots ?

Bénédicte Lanfrey, 42 ans, 1 mari et 2 collégiens. Passionnée de mots, de design et de nouvelles technos. J’ai créé la marque « Marie Ben, les Mots sont des Cadeaux » fin 2010. La marque Marie Ben rassemble des produits et des services qui permettent de se dire les choses importantes de la vie.

Marie Ben, c’est aujourd’hui une galaxie de blogs dédiés aux « grands anniversaires » (20, 30, 40, 50, 60 ans…) et 2 boutiques en lignes : un site de vente de tee shirts d’anniversaire et une boutique de cadeaux de mots.



Comment t'est venue l'idée de ton entreprise ? As tu fais une étude de marché avant de te lancer ? Ton secteur n'est-il pas trop concurrentiel ?

Pour mes 40 ans, j’ai ouvert un blog dédié à la quarantaine pour y rassembler des citations, des idées et des réflexions sur ce palier important de la vie. J’ai réalisé que beaucoup d’internautes y trouvaient un peu d’inspiration pour vivre leur quarantaine et aussi pour en parler et pour offrir des mots et des cadeaux. De fil en aiguille, le blog a accompagné une boutique, puis 2… Une étude de marché ? Il se trouve que je suis professionnelle du marketing depuis 20 ans. Ce projet n’est pas passé par la « tête » et par des réflexions ou des études de type « marketing », mais simplement par le « cœur ». Le marché ayant le meilleur potentiel, c’est peut être celui de la sincérité. L’énergie qu’on trouve à faire les choses par envie et par fidélité à ce qu’on est un atout concurrentiel parfois décisif.

Comment as-tu financé ton projet ?

Grâce à internet, j’ai créé « léger ». Mode locatif, valorisation des outils gratuits, référencement naturel…Mes investissements se sont concentrés sur l’image et les relations presse, auto-financés par mes revenus de e-commercante, depuis le début. J’entame une deuxième étape avec des investissement technologiques un peu plus importants, avec des partenaires.



Qu'est-ce qui a été le plus dur dans le lancement de ton entreprise ?

Oser y croire, sans doute. Mais j’ai été bien entourée ;-)

Comment te démarques-tu de la concurrence ?

Par nature, j’aime les choses décalées, bizarres.. J En proposant des choses que j’aime, j’ai l’impression de proposer des choses « différentes » et la confiance que me font les internautes-clients est chaque fois une belle surprise… Encore une fois, je n’ai pas raisonné en terme de « concurrence », je me concentre sur ce que j’ai envie de dire et de montrer…

Quelle est ta stratégie communication pour acquérir des nouveaux clients ?

Des blogs pour générer un gros trafic gratuit, le référencement naturel et les relations presse, une « offre » différente et originale et des relations hyper personnalisées et attentives avec mes clients…

Est-ce que tu délègues des activités à des prestataires ?

Oui, l’identité visuelle a été confiée à l’agence Process Blue (j’adore le logo qu’ils ont créé pour Marie Ben et chaque jour je mesure à quel point c’est important de se sentir bien dans « sa » marque et dans « son » logo.) Et je travaille avec ImagyPress pour les relations presse. C’est un travail remarquable, accessible pour une petite structure comme la mienne et qui booste très rapidement la visibilité et les échanges. J’ai par ailleurs des partenaires technologiques avec qui nous développons actuellement des concepts innovants..mais encore secrets ;-)

Comment vois tu l'avenir de ton entreprise ? Te verses tu un salaire ?

L’avenir de Marie Ben ? Je le rêve en grand ! Plutôt en terme de « marque » qu’en terme de structure d’ailleurs. Je ne rêve pas d’avoir des « murs », au contraire, je veux continuer à voyager « léger », à travailler en réseau plutôt qu’en « entreprise »… Question salaire, j’ai la chance de sortir un revenu depuis 6 mois, 6 mois après la création. Et j’ose rêver grand aussi ;-)

Quels conseils donnerais tu à quelqu'un qui veut se lancer dans ton domaine ?

Parler couramment « le web »…En tant que e-commerçant, nous sommes tous des « exportateurs » : nous travaillons sur la toile, et la Toile est comme un pays étranger : les codes, les langages, les comportements, la culture sont différents de notre monde réel. Il faut donc pratiquer et aimer ce pays-là pour y faire du business.

Appartiens-tu à un réseau d'entrepreneurs ? Pourquoi ?

Je fais partie des Mampreneurs de Bretagne. J’aime beaucoup ce réseau de femmes car finalement, nous sommes très proches : nous avons toutes « laché » le statut de salarié pour être actrice de notre vie professionnelle, nous sommes toutes à la recherche de nouvelles formes d’équilibre entre le pro et le privé, nous sommes quasiment toutes des « digital mums », bien plus expertes de l’éco-système web que beaucoup de PME. En plus, je ressens une certaine solidarité entre nous et nous avons plein de synergies business…

Qu'est ce qu'il te manque de ta vie de salariée ?

En fait, j’ai gardé une activité salariée pour environ 1 jour et demi par semaine. Je l’apprécie beaucoup d’ailleurs, cette journée, car elle permet de travailler en équipe, sur des sujets complexes dont on ne maitrise pas tous les tenants et les aboutissants. Je suis un vrai « slasher » : j’ai découvert ce nouveau mot qui désigne les actifs qui mènent plusieurs vies professionnelles en parallèle. Et je peux vous le dire : j’adore ça !