Nicolas est le créateur du site www.sauce-piquante.fr. Un site de vente en ligne de sauces piquantes ( piment, barbecue, tabasco, dips ) mais aussi de moutardes et d'épices importées des USA.

Nicolas s'est positionné sur un marché de niche pas encore exploré en France, et donc sans aucune concurrence. Un vrai challenge dans le monde du web !

Nicolas est revenu pour nous sur son parcours de créateur d'entreprise.

Comment t'est venue l'idée de ce site ? As tu fait une étude de marché avant de te lancer ?

Il y a 1 an je recherchais une nouvelle idée de site internet à ouvrir, je souhaitais proposer un produit inédit en France, sur un marché de niche, et être maître de mon stock, je souhaitais qu'il ne soit pas trop cher et facile à expédier. Au cours de mes recherche je suis tombé sur l'histoire d'un étudiant américain, fan de sauce piquante ou (hot stuff) comme ils disent au States... Il avait monté un blog ou il parlait de sa passion, petit à petit il a commencé à vendre ces sauces favorites sur internet et ce fut un énorme carton. De là a commencé l'aventure www.sauce-piquante.fr. La première chose que j'ai faite est d'avoir cherché des fournisseurs, et d'étudier le prix d'achat, les frais d'importation, la faisabilité du projet. J'y ai réfléchis pendant 3 mois, puis en Juillet 2009 j'ai commencé à travailler le site internet qui serait mon outil de vente. Fin Août le site était partiellement terminé, et je l'ai mis en ligne sans même avoir les sauces en stock, car mon projet était de lancer l'entreprise en janvier 2010. J'ai donc utilisé la période entre le mois de Septembre 2009 et Janvier 2010 comme étude de marché, afin de voir si le site générerais du traffic et voir un peu l'engouement des visiteurs. Je n'ai fait aucune autre étude de marché, je n'aime pas trop penser à ce genre de chose et je trouve que c'est du temps perdu, ou plutôt mal utilisé.



Comment as-tu financé ton projet ?

Ah le financement c'est toujours une grande question ! Je cherchais à créer une entreprise qui ne demandait pas une mise de départ énorme de plusieurs centaines de milliers d'euro, je n'aime pas être dépendant de quelqu'un et je savais que les banques ne m'auraient jamais prêté de l'argent pour vendre des sauces piquantes.... Du coup j'y ai mis une très grosse partie de mes économies. J'ai un capital de 7000 € et j'ai investi en tout environ 15 000 € pour la constitution d'un stock de départ, et une prestation de référencement. J'ai réalisé le site moi-même afin de faire des économies sur ce point.



Qu'est-ce qui a été le plus dur dans le lancement de ton site et/ou entreprise ?

Tout dans le lancement est dur, avoir de la visibilité, trouver des clients, faire parler de la boutique... Sans oublier que lorsqu'on est seul à bord il y a des moments de profond malaise, avec des remises en questions permanentes et la peur de tout perdre.



Quelle est ta stratégie communication ?

Ma stratégie de communication est simple, je mise tout sur le référencement naturel, je souhaite accueillir un visiteur qui est intéressé par mes produits ou même passionné par les piments, donc je travail énormément ce point la. Depuis peu j'ai mis en place avec une équipe d'amis des "hot spot", qui sont des vidéos amusantes et décalées pour faire parler du site, la première en ligne depuis 7 jours à déjà fait plus de 700 vues. La deuxième va être mise en ligne cette semaine sur facebook, you tube, le blog piquant... Je compte également sur le bouche à oreille en offrant à mes clients un service super top, avec un suivi des commandes, et un contact permanent avec eux, via les mails et facebook, même si sur facebook ils sont encore timides.



Est-ce que tu délègues des activités à des prestataires ?

J'ai un conseiller en référencement, qui m'aide au quotidien, sinon tout le reste je le fais moi même, importation des produits, service après vente, expédition, conseil, etc... Ce qui n'est pas forcément une bonne chose mais pour le moment j'essai d'avoir des frais minimum.



Comment vois tu l'avenir de ton site ? Penses-tu en vivre bientôt ? En attendant, tu travailles à côté ou tu as des économies ?

Après à peine 3 mois d'existence, je n'ai pas vraiment réfléchi à l'avenir du site en lui même, je l'aime actuellement, il reste encore de nombreux éléments à changer mais le design et "l'esprit sauce piquante" est la. Maintenant l'avenir je le vois en distribuant mes produits auprès de revendeurs. Mais j'espère bien arriver à vivre du site d'ici la fin de l'année. Pour le moment je vis de ma première entreprise l'atelier dégustation. Il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour devenir un grand du e-commerce ou au moins un moyen...



Quels conseils donnerais tu à quelqu'un qui veut se lancer dans le e-commerce ?

La première chose qu'il faut se mettre dans la tête avant d'ouvrir un e-commerce c'est que ça ne sera pas facile. Les belles histoires du genre conte de fée, eh bien elles n'arrivent qu'après un travail long et difficile, par contre si tu as un moral d'acier fonce. Ah oui j'oubliais avoir des connaissances en e-commerce ou une immense communauté derrière soi ça aide bien je pense, mais ça ne fait pas tout.



Appartiens-tu à un réseau d'entrepreneurs ? Pourquoi ?

Tout dépend de ce que tu entends par réseau d'entrepreneur, virtuellement je fais parti des cyber-entrepreneurs, qui est un réseau social sur facebook, (mais ça tu le sais....), malheureusement étant en Alsace je ne peux me joindre aux réunions. En Alsace je ne fais partie d'aucun réseau. Je fait partie des cyber-entrepreneurs car nous avons tous les mêmes questions, et du coup il y a des échanges enrichissant qui m'aide à avancer. Et on se sent un peu moins seul des fois.



Qu'est ce qu'il te manque de ta vie de salarié ?

Beaucoup s'attendent au classique, j'aimerais une fois me coucher tranquille, avoir un salaire fixe, etc... et bien non, même si d'un point de vue technique c'est mieux de savoir que l'on va rentrer de l'argent à la fin du mois, je me suis aperçu que les priorités changent, et j'ai la chance de ne jamais me lever en pensant "oh non faut que j'aille bosser... " Pour moi c'est un plaisir, je suis heureux de rencontrer chaque client, chaque fournisseur, donc pour moi ma vie de salarié est derrière moi, même si des fois j'ai peur de devoir y retourner car les affaires ne sont pas assez bonnes. Mais je vis au jour le jour donc c'est très rare.