Avec l'arrivée progressive des objets intimes dans les rayons des supermarchés, c'est une étape de plus qui est franchie. Même le géant néerlandais de l’électronique et de l’électroménager -Philips- a trouvé sur ce marché un remède à la crise en lançant une gamme de produits de « bien-être du couple » (en clair : des sex-toys, mais qu'on peut laisser sur sa table de nuit parce qu'ils ne ressemblent pas trop à des sex-toys).

Personnellement, je trouve ça compliqué d'assumer un passage à la caisse de mon Carrefour avec un vibromasseur posé sur le tapis roulant. Cela me ferait le même effet que me promener toute nue entre les rayons.

Cela dit, si les grandes enseignes de la distribution en proposent progressivement, c'est certainement parce qu'il y a une demande. Qui aurait imaginé -il y a dix ans- un tel taux de pénétration de ces produits au niveau du grand public ? Finalement, le véritable héritage de la révolution sexuelle, c'est peut-être celui-ci.

Plus de chiffres : 53% des femmes et 45% des hommes utilisent un sextoy aux Etats-Unis