Pour faire suite à l'article sur l'intérêt d'une page Facebook de mercredi, j'ai trouvé une enquête intéressante réalisée aux USA à propose de la sécurité des paiements en ligne. Une enquête réalisée en août dernier par ThreatMetrix, une société spécialisée dans la lutte contre la fraude bancaire, et par le think tank The Ponemon Institute.

Si on isole la partie de l'étude dédiée à Facebook, il en ressort que 53% des américains interrogés pensent que les boutiques Facebook ne sont pas protégées contre la fraude bancaire. 23% pensent même que Facebook ne possède pas les bonnes tactiques pour protéger ses utilisateurs contre les fraudes de toutes sortes.

C'est Google qui arrive en tête des réponses dans le sentiment de protection face à la cybercriminalité, loin devant Facebook.

Google a récemment annoncé qu'il aspire à améliorer sa stratégie de vente en ligne. Google s'associerait avec des gros sites de vente en ligne et des expéditeurs pour permettre aux consommateurs de commander en ligne et être livrés en 24h pour un coût défiant toute concurrence, par l'intermédiaire de Google Shopping. Certains y voient même un défi lancé à Amazon...

Les résultats de l'enquête indiquent que les consommateurs n'ont pas encore vraiment adopté des habitudes commerciales liées aux réseaux sociaux. Seulement 32 % des consommateurs ont jeté un oeil sur la page Facebook d'une société et ensuite acheté quelque chose sur le site Web de la firme. Et seulement un internaute sur cinq a indiqué avoir acheté quelque chose directement sur une boutique Facebook.

De plus, en novembre dernier des comptes Facebook ont été victimes d'une attaque de cybercriminalité, ce qui a renforcé l'idée que le réseau social n'en fait pas assez pour protéger ses membres et leurs données personnelles... En ayant eu accès aux données personnelles de millions de membres, les hackers ont eu aussi la possibilité de s'emparer des numéros de carte de paiement pré-enregistrés sur le réseau social.

2012 ne sera sûrement pas encore l'année du facebook-commerce ! Mais il est sûr qu'avec l'entrée en bourse prévue au printemps 2012, le réseaux social mettra le turbo pour développer de nouveaux moyens de protection de ses membres et de ses boutiques. D'une part car il en aura les moyens financiers et d'autre part, parce que le développement des boutiques sur son site est un eldorado pour les investisseurs.