J'aime beaucoup Rudyard Kipling, il m'a vraiment accompagné une partie de ma vie. D'abord avec Le livre de la jungle. Aujourd'hui encore mon Walt Disney favori (je l'ai même dans mon iPhone, soit-disant pour mon neveu, mais quand même surtout pour moi). Adolescent, j'ai découvert Stalky & Co que j'ai lu au moins cinq ou six fois. Ensuite, j'ai découvert ses œuvres plus profondes: Kim, L'homme qui voulut être roi, et le très émouvant La lumière qui s'éteint. Moins fan de poésie en général, j'ai tout de même beaucoup aimé son Mandalay. Le problème, c'est ce fameux poème: IF. Vous savez, celui qui se termine par "tu seras un homme, mon fils".  Je n'ai jamais accroché, je ne comprends pas, et surtout on le voit trop partout! Je ne sais pas le nombre de skyblogs pleins de paillettes qui le reproduisent en lettres de toutes les couleurs. Je suis sûr que plein de gens bien aiment ce poème, mais je vois trop de ses fans qui trouvent aussi que les textes de Florent Pagny sont profonds et émouvants.

Peut-être que je suis victime de mon besoin compulsif de ne pas penser comme les autres et que le fait que ce poème soit régulièrement classé favori un peu partout dans le monde me le rend suspect? Je perds beaucoup de temps sur StumbleUpon ces jours-ci  et c'est incroyable le nombre de pages reproduisant ce poème, ça m'agace beaucoup.

Voilà c'était mon petit billet d'humeur du jour, si ça se trouve je dirais tout le contraire dans trois semaines. Comme disait un grand penseur Italo/versaillais "je dis ça, j'aurais pu dire autre chose"