Ceux qui me lisent depuis les débuts de ce blog le savent bien, j'ai besoin d'avoir mon petit village autour de moi.

A Versailles, j'avais Daniel à la Tabatière (le bistrot du coin), Jonathan le fleuriste, Mr De Jesus le cordonnier, Jean-Claude mon coiffeur, Muriel la boulangère et l'épicier marocain dont je n'ai jamais su le prénom, tout ça dans un rayon de 50 mètres autour de chez moi. Impossible de sortir incognito de chez soi, et c'est bien ce qui me plaît.

A Menilmontant, j'ai un boulot plutôt public et je croise plein de gens qui me saluent dans la rue, j'adore. Sur le chemin du retour, il y a un épicier marocain (encore un) qui est ouvert tard le soir. Souvent quand je rentre de l'Assassin, je passe chez lui. Il me demande si on a bien travaillé et il me fait le bilan de sa journée à lui. "on a un peu bossé en début de soirée, mais là c'est calme, je vais sûrement bientôt fermer, et toi, ça a bossé ce soir ? ".

J'achète toujours un truc (je soutiens le commerce de proximité), une bouteille de San Pellegrino, une plaque de beurre ou un paquet de biscottes. Parfois, il est déja fermé quand je passe mais, privilège de l'habitué et du collègue commerçant, je cogne au carreau et il me fait passer par la porte de derrière pour que je puisse acheter ma bouteille d'Orangina, mes deux endives et mon paquet de granolas au chocolat noir. On papote un peu et je rentre chez moi tout content!