L'autoroute des vacances, ce sont les aiguilles du tableau de bord dans la nuit, la musique envahissant l'habitacle et les marquages au sol aussi hypnotiques que dans Lost Highway.

L'autoroute des vacances, c'est le goût de plastique du sandwich triangulaire, celui des chips qui laissent les doigts tout gras et les bonbons de l'Abbaye de Flavigny qu'on croque toujours avant d'arriver au petit grain d'anis vert qui est caché au milieu.

Ma spécialité, sur l'autoroute des vacances, c'est de décider au dernier moment de faire tout le trajet d'une traite. Même si on avait réservé un hôtel à mi-parcours.

Et ce que je préfère par dessus tout, c'est le sentiment de liberté, l'impression d'avoir le choix d'être à Madrid ou à Milan demain, si jamais ça me chante.

Pour toutes ces raisons, en lisant le dossier du Courrier International intitulé VroooooOum ! Pourquoi nous restons accros à l’auto (qui trainait dans la voiture, d'ailleurs), je suis fait la réflexion que j'aurais bien du mal à me passer d'un moteur et de ces quatre roues.

D'autant plus que je fais partie de ces filles qui adorent les bagnoles, surtout quand elles ressemblent à celle de Henry J. Molise.