En ce moment, chez Bagatelles, on accueille des livreurs à longueurs de journées. Pas un moment sans qu'il y ait un carton qui obstrue le passage entre les différentes pièces.Il faut dire que les stocks avaient été réduits à peau de chagrin durant la période de Noël, malgré des réassorts hebdomadaires sur de nombreuses références (le plus drôle, c'est qu'à chaque fois on se disait "avec ça, on va tenir deux mois").

Depuis début janvier, après un gros point sur les produits que nous continuerons à vendre et les nouveautés que nous allons proposer, Gaëlle s'est chargée de presser nos fournisseurs de nous livrer le plus rapidement possible.

Certains sont d'une efficacité confondante : réactivité de la réponse et livraison en 48h, sans qu'il y ait jamais le moindre souci. Ceux là restent à nos côtés en 2009 (et on soigne la relation avec eux). D'autres ont du mal à gérer l'afflux de commande de début d'année, ou bien arrêtent certains produits dont nous avions besoin. Et il suffit qu'un élément manque chez un fournisseur pour qu'on soit obligées de revoir cinq produits chez Bagatelles...

Bref, la gestion des stocks chez Bagatelles est un vrai casse-tête, mais sur lequel Gaëlle se débrouille comme une chef. Elle commence à savoir  aussi bien que moi comment prendre en compte les volumes de ventes des périodes précédentes, l'évaluation du coût d'achat des produits, les colisages de nos fournisseurs (12, 17, 24,48 unités) et les délais de livraison.

Puis - © méthode Bagatelles - Gaëlle met toutes ces données dans un shaker en ajoutant une dose de subjectivité à base de "ça, on va bien le vendre" et une dose d'inventivité (toujours nécessaire). Je le sais pour en avoir parfois fait des cauchemars : il en faut, des qualités pour gérer les flux de produits, chez Bagatelles...