Par Mathilde le mercredi 27 mai 2009 à 10:26 :: Revue de presse :: #1891
J'allais vous annoncer une petite opération que nous faisons avec le Courrier international. Vous raconter que tous les matins, en prenant mon café, je fais un tour rapide de la presse du jour...J'étais partie pour vous expliquer les méandres de mon itinéraire informatif du jour, vous dire que je commençais en général par Le Journal du net, pour enchainer sur Le Monde et finir par un petit tour sur le Courrier International.
Enfin j'allais vous expliquer que pour toutes ces raisons, j'avais accepté avec empressement une opération avec Courrier International, qui durera quelques mois, et consiste à rebondir sur certains articles et à en proposer ma lecture, ici.
Et puis finalement, alors que je rédigeais ce billet, je me suis souvenue de la une du dernier numéro. Elle m'avait pas mal donné à réfléchir quand je l'avais vue placardée sur le kiosque en bas du bureau...
Qui pose une question récurrente pour certains, une question qui nous vient tous à l'esprit un jour, soit par grosse fatigue ou par enthousiasme extrême pour un projet : Aimez-vous travailler ?
- Réponse A : J'adore mon boulot, vraiment
- Réponse B : je suis workaholic (mais je me soigne)
- Réponse C : Travailler ? Mais pourquoi faire ?
NB : à lire, cet article sur la dichotomie loisirs/travail : l'oisiveté est trop éprouvante
Commentaires
J'ai acheté ce magazine la semaine dernière, je suis excatement dans ces questions.
J'aime travailler, mais je suis frustrée par mon job, qui ne me donne pas l'impression d'être un vrai projet de vie. Pour la grosse structure qui m'emploie ça ne changerait pas grand chose si je ne faisais rien pendant des semaines.
J'aimerais bien me lever le matin en ayant dans la tête que mon boulot a un impact, un sens. Un peu comme ce que tu fais par exemple, je suis admirative de ton énergie.
J'aurais du faire une réponse D : j'aime travailler mais je voudrais changer de boulot ;-)
Ce que tu dis me fais sourire parce que c'est une des raisons qui m'a poussée à entreprendre : l'engagement dans un projet personnel.
Cela dit, même si je ne regrette pas du tout mon choix (au contraire) je ne te cache pas que tout entrepreneur se dit un jour "mais qu'est-ce qui m'a pris de quitter mon job ? J'étais en sécurité et j'avais du temps libre".
J'étais "bussiness woman" , je suis artiste peintre aujourd'hui...
Entreprendre pour un projet personnel c'est un véritable engagement qui implique une remise en question totale.
J'ai voulu être libre de toutes contraintes, décider tout de A à Z, dire "non" quand je voulais , comme je voulais.
J'ai réussi en partie mais la liberté impose aussi une grande solitude pas toujours facile à gérer , en tous cas pour moi.
Il y a 1 an j'aurai coché la réponse B.
Métro, boulot, dodo...
Depuis que je me suis lancée dans l'entrepreneuriat, je tendrai pour la réponse A, même si à ce jour, je suis encore porteuse de projet, mais n'est-ce pas un excellent entraînement que de devoir réaliser toutes les étapes ??
Le monde de la création d'entreprise recèle un vivier considérable d'opportunités tant dans les rencontres que dans la mise en œuvre de son projet.
C'est forcément au détriment de beaucoup de choses qui font notre quotidien, mais en ce qui me concerne je ne regrette rien !
Je tiens quand même à préciser que mon optimiste s'en prend parfois plein la g..... ^^ !!
Moi j'opte pour la A et la hypothétique E donnée par Mathilde : "je ne regrette pas du tout mon choix (au contraire) je ne te cache pas que tout entrepreneur se dit un jour "mais qu'est-ce qui m'a pris de quitter mon job ? J'étais en sécurité et j'avais du temps libre"
Pour moi c'est exactement comme Marlène sauf que j'ai pas acheté le magazine parce que je ne l'avais pas vu :)
Mais je pense sérieusement à changer...