Je reprends une réflexion entamée il y a quelques semaines suite à la parution d'un forum Benchmark sur le journal du Net où Pierre Kosciusko-Morizet, PDG de PriceMinister, avançait que "le e-commerce est voué à être multi-spécialiste ou généraliste". A froid, le matin juste avant mon café, j'ai un peu tiqué.

Même si une intro en bourse est loin d'être dans mes projets pour Bagatelles, je crois réellement à son potentiel de croissance. Nul doute que PKM et moi n'avons pas les mêmes unités de valeur et de mesure.

Bref, le sujet du jour, c'est de savoir comment se découpe le marché de la distribution sur le web -vu de mon écran- et comment me faire une place au soleil ?
  1. Le marché des multi-spécialistes

  2. Bon, là, clairement, PKM prêche pour sa chapelle, à savoir les sites qui sont sur un modèle d'intermédiation (type ebay, Price Minister), ceux qui développe des galeries marchandes en s'appuyant sur d'autres sites distributeurs (rueducommerce, Pixmania).

  3. Le marché des généralistes

  4. Ici on va retrouver de plus en plus les poids lourds qui vont s'appuyer sur une distribution multi-canal (je pense aux hypermartchés qui sont de plus en plus présents en ligne ou a des sites comme Darty, la FNAC, etc.)

  5. Les marchés de niche

  6. C'est là que je ne rejoins pas la vision de PKM. Le web permet à tout un chacun de mettre en avant un catalogue produit. Se faire connaitre, c'est autre chose, mais c'est d'autant plus facile qu'on se trouve sur une niche et qu'il y a une demande suffisante pour faire prospérer une activité. La vraie difficulté arrive quand des multi-spécialistes se positionnent sur ces niches qui vont représenter une part infime de leur CA mais leur permettre d'asseoir encore plus leur présence sur le web.

    Pour renforcer sa présence, quand on est tout petit et spécialisé comme Bagatelles, je crois qu'il existe des solutions multiples, allant de la création d'une communauté soudée autour d'un type de produit, à la mise en place d'ubne communication très ciblée.

    Autre possibilité, exploiter la tendance lourde en marketing qui voit des marques généralistes s'associer à des marques plus pointue via un partenariat de distribution ou une opération de cobranding pour distribuer un produit en série limitée (du type Etam qui a monté un partenariat avec la petite marque de vêtements en coton bio Ekyog).

Dans cet esprit, je ne vous cache pas que j'explore de nouvelles pistes de partenariats, des moyens de distribution qui seront autant de tremplins pour me permettre de distribuer autrement les produits que Bagatelles crée. Et si au début j'ai accepté que d'autres sites vendent mes cadeaux en marque blanche, aujourd'hui, je préfère miser sur des opérations win-win.