Versailles, quartier Saint-Louis. Les rues sont charmantes, avec des petites maisons basses, des devantures en bois, des commerçants qui sortent sur le pas de leur porte quand un rayon de soleil arrive...

Seulement voilà, petit à petit les commerces cèdent la place aux banques, aux assurances et autres agences immobilières. Et il est loin le temps où le directeur de la banque faisait le tour des commerces d'un pas léger, saluant ses ouailles clients à qui mieux mieux sur le trottoir.

Mon quartier perd petit à petit de sa saveur, les jolies échoppes disparaissant les unes après les autres. Entre l'augmentation des loyers, les garanties délirantes demandées par les propriétaires et la mutation des habitudes de consommation, il devient de plus en plus difficile d'y voir s'installer un commerce de proximité rentable.

Mon boucher ne se lasse pas de le dire "avant il y a eu les hypermarchés, maintenant c'est l'internet. C'est le petit commerce qu'on assassine, ma petite dame !"
Je n'ai encore jamais osé lui dire que j'étais cyber-commerçante...