Mon premier contact avec Paris a été avec ce long tapis roulant à Montparnasse. Je me demandais pourquoi les gens voulaient aller encore plus vite que leurs jambes ne le permettaient. Et il y avait partout ce bruit, cette circulation, cet air vicié et lourd. Il y avait cette casaque grise et orange qui enveloppait chaque soir les rues. J'étouffais.

Et puis un ami m'a emmenée déambuler à Barbès et Pigalle, m'a fait escalader la Butte. C'est seulement ce jour là que j'ai compris ce mélange entre désuétude latente et urbanisation forcenée. Tout le charme et la beauté de la ville.



Depuis, Montmartre, j'y vais régulièrement. J'y donne rendez-vous aux gens que j'aime, juste pour le plaisir de partager avec eux les innombrables marches qui permettent d'aller admirer la vue depuis le parvis du Sacré-Coeur.

C'est vrai, la promenade est un peu cliché. D'ailleurs, on fait un cliché. Puis on redescend tranquillement pour un déjeuner dans le quartier, du côté du métro Abbesses ou en plein coeur de Pigalle, là où les vitrines sont rouges et la vie agitée.

Et même si c'est la déambulation la plus touristique qui soit, ce sont ces jours là que je me dis "Paris, je t'aime"...


Django Reinhardt :: Swing From Paris