C'est bien connu, le fumeur est une personne insupportable. Non content de s'asphyxier, il contamine son entourage, pollue les bars et coûte une fortune à la Sécurité Sociale et last but not least, sent mauvais.

Le fumeur passe son temps à se demander s'il aura assez de cigarettes pour tenir jusqu'au lendemain matin. Mû par le même besoin nicotinique, il sort en trombe des salles obscures, des quais de gare et autres lieux publics.

Le fumeur passe son temps à chercher ses briquets, et quand il est bredouille, il accuse ses congénères de les avoir embarqués. D'ailleurs, fumer nuit à la qualité de ses relations avec son entourage, notamment quand il n'a pas le tact de vider ses cendriers.

Quand il ne fume pas, le fumeur prétend qu'il va arrêter de fumer. La pression sociale et médiatique à laquelle il tente de résister est tellement forte qu'il préfère se rendre à l'évidence : fumer c'est mal.

Le fumeur teste donc, au petit bonheur la chance, diverses méthodes. C'est ainsi que les termes Allen Car, auriculothérapie, acupuncture, Zyban et patchs font partie intégrante de son vocabulaire, au même titre que Lucky Strike, briquet Bic ou Duty free.

Le fumeur, comme moi, enrichit ainsi considérablement son vocabulaire avec le temps. Là, je passe à Champix. Ajouter Volonté aussi, ça serait pas mal...