Je réagis un peu en retard à une phrase d'Hadrien dans un de ses récents billets. Il écrivait :
Je ne suis pas aussi sûr de moi que le pensent les gens : un jour, le bar est plein et je suis confiant en l'avenir de mon projet. Le lendemain, je n'atteins pas l'objectif, je suis sûr de me planter bientôt, que j'ai englouti les fortunes de mes proches dans un projet foireux.
Si vous saviez le nombre de fois où je me suis retournée dans mon lit en me disant ce genre de trucs. Et le pire, c'est que cette angoisse est vraiment difficile à formuler, d'où une tendance à vouloir paraître sûr de soi quoi qu'il arrive...

En écoutant autour de moi, j'ai observé trois types de réactions chez les entrepreneurs confrontés au doute :
  1. il y a ceux qui doutent tout le temps. Et qui le disent tout le temps, aussi. Le hic, c'est qu'au bout d'un moment tout le monde s'en fout, et le projet perd en crédibilité.

  2. il y a ceux qui doutent, mais n'en parlent surtout pas. Se cachant derrière des excuses plus ou moins fallacieuses (pour conjurer le mauvais sort, parce que "pour devenir riche, il faut le paraître", pour ne pas affoler l'entourage, etc.)

  3. il y a ceux qui doutent et qui savent s'en ouvrir. Le tout étant de réussir à le faire auprès de la bonne personne et au bon moment. C'est, à mon avis, la meilleure solution.
Et vous, vous le gérez comment, le doute dans votre vie pro, que vous soyez entrepreneur ou non ?