Un an que sa sauce ne m'a pas dégouliné sur les doigts. Un an que je n'ai pas entendu les glaçons qui s'entrechoquent dans le gobelet en carton. Un an que mes doigts n'ont pas déchiqueté le plastique du ketchup, juste avant de le faire jaillir sur mes frites avec ce bruit si caractéristique : splotsch.

J'avoue qu'à la fin, son petit pain rond parsemé de graines de sésame n'arrivait plus à me faire oublier sa salade acqueuse et son steack à la cuisson incertaine. J'avoue que, vu le rythme junk food que j'avais, la peur de voir mon coeur prendre l'aspect d'un confit de canard figé dans son bocal m'a motivée pour arrêter.

Pendant un an, donc, je suis passée devant les restaurants au sigle jaune sans m'arrêter (ok, j'admets avoir craqué pour un Whopper entre temps, mais c'est différent, vous en conviendrez). Mais là, malgré toutes mes bonnes résolutions, ça fait trois jours que je salive rien que d'y penser. J'ai terriblement envie d'un Big Mac !

Pffffiou, qu'est-ce que c'est addictif, ces cochonneries. En plus, il va falloir que je me planque pour le manger, vu que je refuse systématiquement à Adèle la fameuse boite pour les enfants...