Un de ces matins où me titillait l'envie d'arpenter les rues, de passer de pavé en pavé sans avoir le pied qui touche les interstices, de m'installer à la terrasse d'un café et d'y travailler mollement en regardant les passants. A la différence de mes années d'études, j'ai désormais en poche de quoi me payer le café et même le croissant qui va avec. Le rêve.

Malheureusement, il y a cette fichue conscience qui, dans la mousse de mon café du matin, avait dessiné les lettres T.V.A.U.R.S.S.A.F.
Je n'ai même pas osé y tremper un croissant : j'ai bu mon café vite fait et repris fissa le chemin de mon bureau. On ne peut plus être tranquille nulle part...