Par Mathilde - dans Au fil de l'eau

Neuf heures. Dimanche. Des oiseaux qui chantent sous les fenêtres et donnent l'impression d'être entrés dans l'appartement. Hésiter à s'enfouir la tête sous l'oreiller. Ouvrir lentement un oeil. Découvrir que la lumière est jaune, sur fond bleu. Ouvrir grand les deux yeux et se dire que, enfin, le printemps est là...

Traîner un peu et projeter d'aller faire un tour au marché. Y acheter exclusivement des choses qui se mangent avec les doigts. Improviser un pique-nique. S'installer dans l'herbe. Constater qu'on est pas vraiment seul à l'avoir eue, cette envie de printemps. Manger des tomates cerises, du jambon cru, du cantal, du raisin, du pain fariné et des framboises. Dans l'ordre et dans le désordre.

Paresser au bord du Grand Canal. Regarder les enfants jouer et les barques passer. Sourire de voir que la plupart des gens poussent maladroitement leurs rames dans l'eau. Grapiller du raisin. Et se dire que s'allonger enfin au soleil, c'est le bonheur...