Par Mathilde - dans Au fil de l'eau

S'il y a un truc que je regrette en ce moment, c'est que je fais plus souvent mes courses chez Telemarket que chez le boucher du coin. J'y gagne en temps, certes, mais j'y perds tout ce florilège de petites phrases répétées à longueur de journées par les commerçants. Certaines sont tellement truculentes qu'elles mériteraient presque de figurer dans un petit carnet.

C'est comme ça que mon fromager répète systématiquement le nom de chaque fromage choisi avant de demander si le client veut autre chose. Chez lui, j'avoue prendre un malin plaisir à choisir les fromages avec les noms les plus improbables. Et j'en trépigne comme une gamine de l'entendre enchaîner un "et avec votre Boulette de la Pierre-qui-Vire, ce sera quoi ?" suivi par "et avec votre Grataron du Beaufortain, ce sera quoi ?".

Dans un autre registre, j'ai parfois un problème de démarrage sur ma voiture. Que le garagiste du quartier a clairement identifié : "c'est les pipes d'admission qui s'encrassent, faut bien la secouer latéralement". A chaque fois que ma voiture a du mal à démarrer, j'avoue qu'au lieu de m'énerver, j'en ris bêtement dans ma voiture.

Enfin, les sucres et autres chocolats qui accompagnent les petits cafés du matin font régulièrement mon bonheur. Les fabricants y rivalisent d'ingéniosité. Les "au plaisir de vous revoir"et autres "5 grammes de plaisir pur" ont la saveur des réclames d'autrefois.

Parfois, je me demande si chez Bagatelles, on pourrait se payer le culot de truffer les mails clients de petites phrases comme ça...