Par Mathilde - dans La petite histoire de Bagatelles

Il parait qu'en matière de création d'entreprise, la troisième année c'est un peu l'épreuve du feu. Je le sens bien que c'est glissant, je suis en plein dedans. Et je me pose toutes les questions qui vont avec: comment faire pour bien gérer la croissance, faut-il faire entrer des capitaux, recruter et foncer ? Ou bien faut-il temporiser, essayer de conserver une croissance plus saine, qui ne soit pas sur un taux à trois chiffres ?

Parce que là, quand je fais le point ce matin, je vois qu'on va réaliser dans la semaine le CA du mois de décembre. Du coup, tout est en stand by, je croule sous l'administratif en retard, je ne m'occupe pas de mettre en place les opérations commerciales et partenariats qui occuperont le reste de l'année. Bref, il faut que je prenne le temps de me poser sur une pierre et de regarder Bagatelles passer, pour voir ce que je vais en faire.

En résumé, cette année, il faudrait que je me comporte en chef d'entreprise et que j'arrête de bricoler. J'ai trois options auxquelles il faut que je réfléchisse, je pense que je vais en profiter pour faire une série de billets qui les formalisera :
  1. Vendre bagatelles (celle-ci est exclue d'avance, mais je vais quand même l'évaluer en essayant de mettre de côté ma relation affective à la boite)
  2. Lever des fonds (mais ça me pose franchement le problème de la dilution du capital)
  3. continuer l'aventure comme ça (mais réussir à réorganiser l'activité de manière à absorber différemment les grosses périodes de croissance)
Morale de l'histoire : tu montes ta boite en pensant être peinard et finalement, tu passes ton temps à te demander si tu vas à droite ou à gauche. S'il existe un GPS pour entrepreneurs du dimanche, je suis cliente !