Par Mathilde - dans Au fil de l'eau

Nadine, comme j'ai un certain sens de l'humour doublé d'une curiosité naturelle, ton manuel, je l'ai lu. C'est vrai quoi, j'ai tous les jours l'occasion de vérifier que les chaussures en cuir, ça ne se porte surtout pas avec un sac à main en daim, que le homard, on a le droit d'en faire gicler partout et que Monseigneur ne s'assied pas à côté de ma fille à table. Idem pour les formules de politesse, comme j'écris tous les jours à sa Sainteté, il m'a vraiment beaucoup servi le récapitulatif sur la correspondance.

En revanche, pour une prochaine édition, je me permettrai de te soumettre une suggestion qui a son importance : quid des étrennes ?

Non, parce que tous les ans c'est la même galère. Cette année, j'ai d'abord eu les éboueurs. On donne combien à ceux qui nous ont asphyxiés pendant un mois de grève par 30°C ? Juste après les éboueurs, c'est un jeune pompier tout à fait charmant qui est passé. Bon, là, j'ai vidé mon porte-monnaie...

Maintenant, j'attends de pied ferme le facteur courrier. Celui-là même qui a pourri les boites aux lettres de l'immeuble en les taguant de nos noms au marqueur parce que -je cite- "sa vue a baissé", et que du coup, il lui faut des inscriptions de 4cm de haut pour qu'il puisse distinguer nos noms plus facilement. Bref, tout cela pour en venir au point crucial, Nadine, combien on donne pour les étrennes ? Il y a une norme ?