Par Hadrien dans La chronique d'Hadrien

Les poilus, c'est comme les Highlanders, il ne peut en rester qu'un et c'est Christophe Lambert Jacques Chirac qui l'a dit. Le dernier à passer l'arme à gauche aura droit à des obsèques nationales. Et, s'il est d'accord, il aura le meilleur emplacement de Paris, sous l'arc de triomphe avec le soldat inconnu. Ce qui est vraiment glauque c'est que les 4 derniers doivent se surveiller du coin de l'oeil, guettant des signes de fatigue, espèrant qu'ils y passeront en dernier. Ou plutôt non. Les poilus ont peut-être encore un peu de compassion les uns envers les autres. Mais leurs familles? Quand un vieillard de 110 ans décède dans la nuit, on fait rarement une autopsie, mais ici les enjeux deviennent important. Comment résister à la tentation de glisser un peu d'arsenic dans le verre à dent des concurrents pour assurer à papy les honneurs de la nation? Et, puisque les congélateurs sont à la mode ces jours-ci, comment résister à la tentation de garder au frais un ancêtre décédé trop tôt, en attendant la mort des trois autres, pour le décongeler au moment opportun?