Par Mathilde - dans Au fil de l'eau

Ce matin, je branche mon téléphone, et comme d'habitude s'affichent les données fatales : 9 appels en absence, 4 sms en instance et un indicateur de message(s). Appel au 123 (ou au 888, je sais plus) "Vous avez 5 nouveaux messages"..."J'te déteste, j'te déteste, merde, tu ne réponds jamais ! Bon, j'arrive, essaie de répondre à l'interphone."... "Mathilde, c'est Maâaman, Papa me dit qu'il n'arrive pas à te joindre, c'est pour savoir si, par le plus grand des hasards, tu aurais gardé la lettre que je t'ai envoyée le 9 décembre 1999"... "Oui, bonjour Mathilde, c'est F. D., je me disais que j'allais vous envoyer les infos par mail plutôt, parce que je n'arrive pas à vous avoir au téléphone, faites moi signe.".

Bon, ça, en gros, c'est mon quotidien téléphonique. Je ne sais pas si je suis la seule à faire ça, mais répondre au téléphone, pour moi, c'est un peu comme trouver le courage de faire une heure de repassage... Non pas que je n'aime pas parler, mais plutôt que je suis incapable d'y répondre sans que ça m'agace, alors je laisse la messagerie se déclencher - et je rappelle quand c'est nécessaire. Finalement, mon téléphone, je l'utilise un peu comme une boite mail. Et je me disais que si je remettais la main sur mon bipeur, ça marcherait aussi...