Par Mathilde - dans Au fil de l'eau

Il n'y a pas si longtemps que ça sur France Inter, ça parlait réalité fictionnée, utilisée en tant que levier marketing. Premier réflexe de l'auditeur : ben quoi, ça a toujours existé ? Oui, mais pas de cette manière, apparemment. Et c'est vrai qu'au cinéma, au cours des 20 derniers mois, il y a de nombreux exemples de films jouant plus ou moins dans la cour du documentaire, parmi lesquels The Constant Gardener, Le cauchemar de Darwin, ou même Dans la peau de Jacques Chirac.

Syriana s'inscrit à mon avis dans cette tendance. De l'avis général, le film est complexe. Et c'est vrai que pendant la première heure, on se demande comment le réalisateur va se sortir du sac de noeuds que représente l'intrigue. Pour faire bref, le film expose toutes les problématiques touchant de près ou de loin au pétrole : situation géo-politique, conflits d'intérêts au sein des gouvernements, complots économiques, trafics divers, montée en puissance des islamismes, etc.

Maintenant, le tableau brossé par le film est tellement large, que malgré ses deux heures et quelques d'images ultra-léchées, il est difficile d'en dégager des éléments de réponse. On reste un peu sur sa faim, notamment pour la partie qui évoque les islamistes.

Peut-être est-ce pour cela qu'un blog ayant vocation à prolonger le débat a été ouvert ...