Par Mathilde - dans Au fil de l'eau

Au travail depuis l'aube (Adèle voulait son chocolat chaud à une heure qui devrait être interdite par la convention collective des mères), j'ai pu avancer sur tout un tas de petits détails à mettre en place pour aborder sereinement le dernier trimestre de l'année.

Pour commencer, hier était jour de virée bimestrielle à Rungis, ce qui m'a permis de commencer à trier puis remplir les étagères de Bagatelles qui devenaient dangereusement vides. On attend désormais avec impatience des palettes entières de produits, notamment du Champagne, et beaucoup de jolies boites.

Concernant la réception des palettes chez Bagatelles, vous allez voir qu'on est de vrais professionnel(le)s de la dépalétisation glamour. Modus operandi :
  1. user de son charme auprès des fournisseurs pour savoir quel jour on sera livré, ne pas avoir l'info ;

  2. recevoir les produits à un moment où on ne l'attend pas (entre midi et deux, de préférence) ;

  3. négocier avec le livreur pour qu'il fasse l'effort de rentrer la palette dans la cour. Faire semblant de ne pas entendre son grommellement sur les bonnes femmes ;

  4. s'apercevoir que évidemment, ce jour là, la patronne porte des stilletos affichant 9 à 10 cm de hauteur ;

  5. noter qu'il commence à pleuvoir et qu'il faut donc rentrer tout ça de toute urgence dans l'atelier ;

  6. dépaletiser avec finesse et élégance sans même se tordre une cheville ;

  7. exploiter au maximum les 3,80 mètres de hauteur sous plafond de l'atelier. Faire des piles et des piles, s'en prendre une sur le coin du nez mais ne pas jurer.

  8. se repoudrer le nez et sourire...