Par Hadrien dans La chronique d'Hadrien

Il faut quand même que je vous raconte où j'en suis dans mes histoires de bar. C'est pas tout d'avoir envie d'ouvrir son bistrot. Il faut d'abord savoir à peu près ce qu'on cherche, savoir où chercher, et trouver. Jusque là je m'en suis plutôt bien sorti. C'est après que les ennuis commencent. Il faut préparer son projet, développer son concept, trouver un nom pour l'établissement (*) et surtout, trouver le pognon pour payer tout ça.

Heureusement, j'ai une famille très compréhensive qui me soutient au moins autant financièrement que moralement dans mes projets. Mais ça ne suffit pas. Je vais devoir faire appel à la vraie plaie de l'humanité, les vrais responsables de toute la misère du monde:Les Banques! J'aimerais bien pouvoir me payer un fonds de commerce cash, sans avoir à leur faire l'article, leur dire à quel point mon projet est bien, expliquer à un bureaucrate comment je vais servir le confit de canard et comment je vais choisir mes marques de bières. Mais c'est un cher, un bar, dans Paris. Alors je me suis tapé ce pensum. Vendredi dernier. Bred et crédit du nord. Plutôt bon accueil. Un peu déçu, j'aime pas quand les gens que j'ai catégorisés comme cons s'avèrent sympathiques. Réponse de principe en milieu de semaine. Ca va vite. Je vous raconterais (sauf si c'est négatif, bien sûr).


(*) Evidemment, le plus dur, c'est de trouver le nom de l'établissement. Alors je lance un grand concours. Il me faut un nom francophone, sans mauvais jeu de mot, sans apostrophe ringarde, de préférence un seul mot (avec ou sans article) de minimum deux syllabes (trois serait mieux), et qui soit facilement associable à une identité graphique forte. A gagner: -30% sur les diabolos grenadines pendant 8 ans.