Par Hadrien dans La chronique d'Hadrien

C'est vrai, je n'ai pas l'habitude de faire ici de la critique gastronomique. Ce qui est étrange, vu que j'aime bien bien manger. Jeudi après-midi j'avais un rendez-vous important dans Paris avec mon père. Si vous vous souvenez bien, le tennis du Lundi matin avait été reporté au Jeudi soir pour des raisons qui ne vous regardent pas, mais qui étaient un peu importantes quand même. On avait donc prévu d'aller jouer au tennis après notre réunion. La réunion s'est éternisée et nous avons décidé, d'un commun accord, de reporter le tennis aux calendes et d'aller se faire un bon gueuleton dans un petit resto italien près de chez lui (c'est meilleur pour la santé, le tennis c'est dangereux). Je m'apprête à dire beaucoup de bien de ce resto alors je vous donne l'adresse: Gli Angeli 5 rue St Gilles, Paris 3è (juste pas loin de la place des Vosges, métro Chemin vert). Petite terrasse sur rue calme. En entrée Mozzarella Buffala (une énorme boule, la meilleure que j'ai jamais mangée) avec une montagne de filets de poivrons grillés sur lit de roquette. En plat Fettucine verde à la crème de truffe et jambon de Parme. J'aurais pu tomber en pâmoison tellement c'était bon (et riche). Mon père a pris des linguini al vongole (aux palourdes) qui avaient l'air mortels, mais j'étais trop occupé avec mes fettucines pour piquer dans son assiette. C'était un peu cher, mais c'est pas moi qui ai payé alors c'est pas grave, ça valait le coup. Je n'avais plus assez faim pour un dessert, ce qui vous renseigne sur la générosité des portions. Voilà. C'était bon, allez-y.


Vous ne trouvez pas que les gens n'utilisent plus assez souvent les jolis mots un peu désuets de la langue française comme "pâmoison", "saperlipopette", "escarpolette" et plein d'autres comme ça . J'aimerais bien pouvoir mieux écrire sur ce blog, mais d'abord je saurais pas, et ensuite je ne suis pas sûr que ce serait une bonne idée. Comme me le faisait remarquer un camarade blogueur aviné mais avisé Mercredi soir, à la soirée paris-carnet: Plus un billet est bien écrit, moins il attire de commentaires, ça intimide le lecteur. Ce à quoi j'ai répondu: "c'est pour ça qu'il y a toujours plus de commentaires sur les billets de Mathilde que sur les miens". Mathilde m'a frappé, on est rentrés. Non, elle a feint de le prendre à la rigolade, mais je sais bien que le doute s'est installé dans on esprit. On la comprend.....