Par Mathilde - dans Au fil de l'eau

J'ai posté ma première démission ce matin. Un job de chroniqueuse sur un blog spécialisé.

Au début, je suis partie pleine d'enthousiasme et pour un peu, je l'aurais fait gratuitement, juste pour la gloire. Et puis, j'ai réalisé que mon travail servait d'habillage à des liens sponsorisés. Alors mon envie d'écrire s'est émoussée. Puis je me suis aperçue que les autres rédacteurs se tiraient la bourre pour les sujets (on était payés à la note). Et là, je n'ai même plus été capable d'écrire une seule ligne.

Et pourtant, j'en ai fait des jobs de merde. Comme empiler des boites de petits pois sur des palettes, faire de la téléprospection ou écrire sur plein de sujets tous plus soporifiques les uns que les autres. Mais là, je crois que je ne suis plus capable de faire ça. Même si ça pourrait payer un tour de manège supplémentaire à Adèle cet été (on ira ramasser des coquillages à la place, mon ange).

Alors voilà, ce matin, j'ai écrit ma première lettre de démission. J'ai même été gentille. Je n'ai pas dit tout le mal que je pensais des gens qui utilisent le web comme ça, dans le but unique de gagner de l'argent, sous le prétexte fallacieux que l'internaute serait un con qui clique n'importe où.