Par Mathilde - dans Au fil de l'eau

Plus on vit par - et pour - le web, plus on est confronté au problème de la protection de sa vie privée. Pas la peine de hurler tout de suite au scandale, je sais très bien que je suis la première à poster une photo de ma fille, et à encourager Hadrien à raconter ses aventures rocambolesques.

Mais les phrases-clefs amenant ici contiennent de plus en plus souvent nos noms. Pire encore le module de statistiques que nous avons est un instrument flippant au service de la Terreur : Hadrien sait exactement où je commente, puisque je mets parfois des liens vers Bagatelles, et que des lecteurs des autres viennent ici pour voir qui a pu écrire de pareilles inepties. Il peut donc refaire le chemin en sens inverse, tomber sur la page d'origine et découvrir avec effroi que j'ai fait un commentaire de fille sur un blog de fille. C'est un peu comme s'il me surprenait en train de m'épiler les jambes.

Il y a donc d'un côté ce que je donne comme informations personnelles, de manière forcément contrôlée, et de l'autre côté, tout ce à quoi je n'aurais pas été attentive. Par exemple, toute personne ayant tapé mon nom sur Google sait que j'ai mis un avis favorable à un restau référencé par l'Internaute .

Forcément, cela m'encourage à être plus prudente. Mais moins vraie aussi. Et c'est assez frustrant. Vous feriez quoi à ma place ?