par Hadrien - dans La chronique d'Hadrien

Premiers beaux jours, mais vraiment avec beaucoup de retard. Quand je pense qu'il y a un mois j'étais à Marseille à la plage et les gens se baignaient. Ici on se réjouit tout juste d'avoir enfin plus de 16 C° au soleil. Vendredi, je prenais un café à la Tabatière avec Mathilde et je demandais à la patronne quand elle pensait sortir la terrasse. "Dès lundi". Lundi 15h, en compagnie de l'intégralité du groupe Solas, j'ai pu étrenner la terrasse de la Tabatière: 2 petites tables rondes et 5 chaises de jardin. C'est vrai que c'est pas gigantesque comme terrasse. Moi, ça me suffit. Ca me permet de ne pas avoir à quitter mon paté de maison, comme je vous le racontais dans un précédent billet. Pendant que j'y pense, je voudrais saluer l'arrivée d'un nouveau commerçant dans mon univers (deux fois 50m de trottoir): le fleuriste. Il a 23 ans, il a ouvert il y a dix jours, en plein pendant les vacances, alors il commence déja à craindre pour l'avenir de son commerce. Pour ne pas lui faciliter les choses, les loyers son élevés dans le quartier. A la place du fleuriste avant, il y avait un traiteur chinois. Une petite vieille qui tenait sa boutique toute seule et préparait tout elle-même. Il y a deux ans, à 300m, a ouvert un tout nouveau traiteur chinois plus grand, plus lumineux, moins cher, mais qui sert du nem surgelé acheté chez les frères Tang. Rien à voir. La petite vieille a dû fermer boutique. On souhaite meilleur succès au jeune fleuriste. Alors si vous passez dans le coin, achetez-lui un bouquet, ils sont jolis.

Mais je reviens à ma terrasse. On était bien, lundi, à traîner là pendant que les lycéens passaient sur le trottoir en se racontant leurs vacances fraîchement terminées. Aujourd'hui il fait de nouveau gris et la terrasse est retournée sagement dans la cave de Maria. Maria ne portait pas de fabuleux décolleté lundi, ça a un peu gâché mon premier café en terrasse à la Tabatière.