par Hadrien - dans La chronique d'Hadrien

Ca y est, maintenant ça fait deux jours que je suis rentré, je devrais être assez reposé pour tout vous raconter. Enfin pas vraiment, car comme tous les oisifs, je suis débordé et j'ai même pas eu le temps de défaire ma valise. Dès hier, il a fallu que j'aille jusqu'à - Stop! pas de digression, allons droit au but.

"Droit au but" justement, pour ceux qui ont la chance de ne pas le savoir, c'est la devise de l'OM, et j'ai eu l'occasion de lire ce slogan plus d'une fois ces deux dernières semaines. Pour ceux qui n'avaient pas suivi les épisodes précédents et qui n'ont pas encore compris, je reviens de deux semaines de vacances à Marseille. Vacances de quoi? c'est un autre débat.
Avant tout, il faisait beau et chaud à Marseille, et c'était bien parce que l'hiver avait eu tendance à s'éterniser en région parisienne. Comme il a fait beau j'ai pu m'adonner à mes deux plus grandes passions (après écrire ma chronique bien sûr): jardinage et bricolage (...sont les deux mamelles de la France" Sully). J'ai fait de la menuiserie, de la maçonnerie, de l'électricité, du terrassement, j'ai planté géraniums, pétunias, capucines, verveine, tomates, fraisiers,... le bonheur. J'ai aussi beaucoup glandé (une autre de mes passions), j'ai eu la visite d'Adèle qui m'a beaucoup aidé dans mes travaux et qui a tenté de combler les calanques de Cassis avec des galets, mais sans grand succès.

(Tiède, arrêtes de m'écrire sur msn quand je suis en pleine création, tu me coupes mon inspiration)

Mais avant tout, ces deux semaines, je les ai passées sans connection internet, et ça c'est fort, ça m'était pas arrivé depuis longtemps. Il y a bien un réseau wi-fi gratuit dans le centre de Marseille, mais j'ai su résister à cette tentation (et aussi parce que le centre de Marseille était régulièrement pris d'assaut par les jeunes anti-CPE, dont ma grand-mère qui était allée les soutenir la semaine précédente). Deux semaines sans MSN, sans mail, sans blog, sevrage total. Eh ben vous savez quoi? J'ai survécu! Comme quoi c'est possible. Moi-même je n'y croyais pas. Evidemment, ça n'a pas duré, retour à la maison, 86 mails (et j'ai un bon anti-spam) une chronique à reprendre, des gens qui n'arrêtent pas de m'interrompre sur MSN (tiède, elles sont marrantes tes vidéos, mais j'ai du boulot là!), revenir à l'édition web du Monde après deux semaines sur papier, un vrai choc culturel en somme.

Ainsi donc, me voilà de retour, tel le fils prodigue, alors: "Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons" (Luc,15, 23)

Message personnel pour la vilaine qui a tenté de prendre ma place en mon absence: lis les versets 25 à 32 de la parabole du fils prodigue.

Je sais, citer la Bible, c'est pas trop hype de nos jours, mais j'étais dans ma lancée.