Par Mathilde - dans Au fil de l'eau



Quand je ne prépare pas des cadeaux jours et nuit, je suis une lectrice compulsive. Pas un soir sans lire quelques pages, pas une nuit sans ce moment délicieux d'évasion où je sombre déjà, luttant contre le sommeil pour finir un chapitre.

Au cours des trois derniers mois, ce petit plaisir quotidien m'a tellement manqué que j'ai repris en jonglant avec trois livres, dont je choisissais de lire quelques pages en fonction de mon humeur.

Le premier, intitulé "Trois jours chez ma mère", prix goncourt, m'a fait part des angoisses existentielles de son narrateur (auteur?). J'ai beaucoup aimé certains passages mais le temps passant, la lassitude aidant, je n'ai pas encore réussi à le finir. Peut-être parce qu'il me renvoie trop à moi-même.

Un de mes autres livres de chevet m'a permis de découvrir Beigbeder. Non, je n'avais pas lu "L'amour dure trois ans" ni "99 francs". J'ai commencé par "Windows on the World". Beaucoup aimé mais là encore, l'auteur est tellement centré sur lui-même que j'ai fini par en être agacée...sans toutefois pouvoir m'empêcher de passer la moitié d'une nuit à le finir.

Enfin, et c'est là que je voulais en venir, j'ai fini hier soir "La petite fille de Monsieur Linh" et j'ai trouvé ça magnifique. Aussi magnifiquement triste que bien écrit. Quand un livre m'a beaucoup plu, j'éprouve toujours un petit pincement au coeur quand arrive la dernière page et qu'il faut se résoudre à le fermer. Ce matin, au réveil, j'ai vu ce livre et j'ai éprouvé de nouveau ce pincement, cette tristesse légère...

Que vais-je lire ce soir ?

Vos conseils sont les bienvenus...