Par Mathilde - dans Au fil de l'eau



J'imagine que vous allez vous dire que chez Bagatelles on a vraiment rien à faire cette semaine... Non seulement on a un boulot monstre, mais en plus je perds un temps fou en bêtises diverses et variées. Pas plus tard qu'hier, je suis partie à la recherche d'un coiffeur... Ce qui à Versailles relève du défi lorsqu'on veut sortir du traditionnel "coupe au carré / serre-tête".

Me voilà donc partie après ma journée de travail (17h30 - hardworking) à la recherche d'une paire de ciseaux efficace. Je descends la rue et entre dans la boutique que je fréquente de manière semestrielle. Ils peuvent me prendre mais n'ont plus d'eau chaude (trop de clients avant moi, ballon vidé). Il fait 0°C dehors, j'ai pas le courage et bats en retraite en promettant de revenir le lendemain.

Je traverse la rue, parce que je suis bien décidée à en finir aujourd'hui avec cette histoire de cheveux, et entre chez un deuxième coiffeur. Ils ont fini leur journée (à 17h45, c'est un scandale).

Dépitée, je reprends le chemin de mon chez moi quand je vois au loin une petite échoppe de coiffeur ouverte il y a peu. C'est une bonne occasion de relancer le commerce local, je fonce.

Au moment même où je pousse la porte, je comprends que j'ai fait une erreur mais il est déjà trop tard. Avant d'avoir pu dire quoi que ce soit, me voilà assise, shampoinée, levée, assise de nouveau... Clic clac, ma nouvelle coiffeuse vérifie le bruit de ses ciseaux au dessus de mes oreilles. Elle me demande ce que je veux mais n'écoute visiblement pas quand je lui dis "plutôt long". Et c'est parti, à chaque crissement des ciseaux sur mes cheveux, j'entends un éclat de rire supplémentaire de mes proches quand ils verront ma tête.

Ma coiffeuse s'interrompt dans son ouvrage et me dit : "votre problème, c'est le volume, vous avez les cheveux plats (ah bon), il faudrait faire une permanente (surtout pas)". Chaque seconde qui passe est un supplice et je vois les mèches de mes beaux-cheveux-pas-plats s'accumuler autour de moi.

Au bout de 5 minutes qui m'ont semblées une éternité, elle s'arrête et me dit "bon, pour la coiffure du réveillon, c'est foutu" (sans blague). Elle se décide à passer à l'épreuve du brushing (vraiment pas mon style mais bon) et s'acharne à me faire une espèce de boule vaporeuse sur la tête (pour que je vois ce que ça donnerait une permanente). Une vaporisation de laque pour "fixer" et me voilà prête à sortir...

Un bref coup d'oeil dans la glace me donne l'impression de regarder un portrait de Louis XIV. Je paie, laisse royalement un pourboire et sors... en mettant ma capuche.

Même Hadrien, qui est habituellement plutôt discret sur ce genre de sujet, m'a dit "tu as déjà été mieux". J'en aurais pleuré de rage. Du coup, je ne sors plus et travaille beaucoup plus.