Comme je le disait en commentaire sur un article de Mathilde, je suis actuellement enfermé dans la cave de Bagatelles, transformée en atelier clandestin de fabrication de panier cadeau. Ma seule chance, c'est que j'écrit vraiment comme un porc alors Mathilde ne peut pas me demander d'écrire sur les petits galets du jeu amoureux. Une fois par jour, Mathilde vient chercher les paniers finis et laisse un petit bol de riz blanc (sans sel) tandis qu'à l'étage on se goberge de Saucisson chaud pistaché ou de Saucisse de Morteau. Tiens, au fait, la Saucisse de Morteau que j'avais réclamée Vendredi dernier à Nantes? Je tiens à ne pas remercier les lecteurs Nantais du blog (j'ai les IP, faites gaffe). Personne ne m'avait préparé ma Morteau aux lentilles vertes du Puy. J'ai dû me contenter d'un effroyable sandwich à la demi-tranche de rosette. C'est pas grave, mon entretien s'est bien passé. C'était un peu dur de se lever à 5h30 alors que c'est d'ordinaire l'heure à laquelle je me couche, mais j'ai réussi à garder les yeux ouverts pendant tout l'entretien! Apparemment, c'est pour une prise de poste très rapide, au plus tard début janvier, c'est pour ça que Mathilde en profite un maximum avant. Cet après-midi je bosse sur un nouveau projet pour le blog, vous verrez.

Avec cette charge de travail, je n'ai plus le temps de traîner à la Tabatière et de vous en rapporter les dernières extravagances de la patronne. C'est tout juste si je vais rendre visite à Sinisha (le brocanteur) qui vit actuellement sans chauffage et sans électricité dans son arrière-boutique. L'autre jour, je suis allé lui rendre visite, il lisait Soljenitsine à la lueur d'une bougie. Je pense qu'il faisait 2° chez lui. Il m'a dit que lire les histoires de Goulag de Soljenistsine lui permettait de relativiser un peu. 2° c'est presque chaud en comparaison de la Sibérie.

Hier j'ai fait un tennis et ce matin je me réveille plein de courbatures. Vous croyez que c'est lié, ou que ce sont les coups de canne que je reçois chez Bagatelles lorsque le contremaître trouve que je ne tiens pas la cadence? Bon, j'arrête de dénoncer mes conditions de travail, Mathilde m'a déja menacé de ne pas me donner de bol avec mon riz, et en plus j'aime bien aller bosser chez Bagatelles. En fait.