Depuis que cette idée de blog me trotte dans la tête, j'en ai écumé des blogs. Il y en a pour tous les goûts : élucubrations personnelles, trucs et astuces de bidouilleurs, actualité (des stars, des marques, des livres, de la musique et j'en passe), réflexions sur la société (de consommation), espaces artistiques etc.

Le blog, c'est ce truc fabuleux qui peut vous faire sortir de l'anonymat le plus total. Imaginez, du jour au lendemain des milliers de passionnés peuvent se donner rendez-vous sur vos pages pour se passionner de vos réflexions, se gausser de vos blagues et échanger sur tel ou tel point crucial. Tentant, non ?

Le blog peut ausi être un truc horrible : entre ceux qui ne comprennent pas (c'est quoi un blog? C'est illisible un blog !), ceux qui attendent avec espoir et angoissse une lemeurisation (sic), ceux qui deviennent la risée d'un groupe de bloggers en laissant des commentaires pas-dans-le-ton-de-la-communauté, et ceux qui parlent tellement le blog qu'ils en deviennent incompréhensibles, on découvre toute une population de gens qui gravitent autour du phénomène avec plus ou moins de bonheur.

Voici donc un phénomène de société que je me lasse pas d'observer et qui, il faut bien l'avouer, m'aspire. Certains assimileront cela à du moutonisme (cf. cette prise de position) et mettent le doigt sur nombre de défauts hélas réels : moteurs de recherches saturés par toutes ces pages liées entre elles relayant un info creuse, inutile ou redondante ; jargon incompréhensible développé par la communauté des bloggers (oups, des auteurs de journaux personnels en ligne) ; diffusion d'une idéologie de masse basée sur des constatations bassement personnelles...

Cependant, il reste intéressant de constater que là où l'on pensait que chacun se laisse aller à penser-consommer-décider comme son voisin, s'élèvent -comme autant de petites voix- ces blogs qui nous rappelent que l'individu existe. Bien sûr on peut craindre qu'il n'y ait récupération par les marques, comme le suggère une note de Thierry Klein intitulée "Foule sentimentale"Bien sûr il faudrait songer à baliser le terrain, comme cela a été fait en son temps pour le web.

Mais n'est-il quand même pas merveilleux qu'au coeur même de la dématérialisation, on retrouve un tel élan dans la communication ? En ce qui me concerne, je dois vous avouer que le blog de Bagatelles me donne aujourd'hui ce que le site seul ne m'avait pas permis d'obtenir : un échange réel avec ceux qui le fréquentent, l'impression d'être plus proche. Et j'en suis ravie.


PS : Loïc, si vous me lisez un jour, je vous en supplie, lemeurisez-moi ;-)
PS2 : Je sais, cette note présente tous les défauts stigmatisés dans la prise de position citée plus haut. Comme quoi, on n'agit pas toujours comme on aimerait penser...