Bilan ecommerce 2011 : réflexions personnelles

Ce matin la FEVAD a rendu publics les chiffres du ecommerce 2011. Des chiffres spectaculaires en cette période de crise économique, qui affecte particulièrement la France et dont on ne voit pas quel candidat pourra nous en sortir...

Enfin si au moins un candidat accordait un peu d'importance aux chiffres de la vente en ligne et du web en général, il y verrait que le secteur se porte bien !

37,7 milliards d'euros dépensés en 2011, soit une hausse de 22% par rapport à 2010, avec près de 31 millions de cyberacheteurs.

La barre des 100 000 sites marchands a été dépassée avec la création de 18 000 sites en 2011. Soit autant d'entreprises créées et de chômeurs en moins... Effectivement si on compare ce chiffre au taux de chômage proche de 10%, ce n'est qu'une goutte d'eau. Mais avec des milliers de gouttes d'eau, on crée un océan. Et c'est en regardant chaque petite affaire créée, chaque poste proposé par ces start up, toutes les charges sociales versées à l'Etat, qu'on se rend compte que si le gouvernement accordait autant d'importance aux nouvelles technologies qu'il en accorde à l'industrie ou à l'agriculture, nous les acteurs du web pourrions faire de grandes choses.

Vues les mesures d'austérité qui sont prévues ces prochains mois, ce n'est pas gagné, voire même inenvisageable. Quel candidat a proposé de favoriser l'investissement en capital dans les start up ? Ou de réduire les charges sociales pour chaque emploi crée dans le web ? Ou encore favoriser l'accès au crédit à taux réduit pour les sites de vente en ligne ?

Aux USA, les sociétés de Capital-risque investissent chaque année plusieurs dizaines de milliards de dollars, alors qu'en France, les mêmes ne parlent qu'en dizaines de millions d'euros.. Même ramené au nombre d'habitants on note le décalage abyssal qui existe entre nos 2 pays. Un pays qui innove, investit, relance la création, contre un pays qui s'enlise à sauver une industrie vieillissante, une agriculture qui ne survit que de subventions et qui ne voit pas tous ces jeunes motivés qui rêvent de monter leur entreprise mais qui n'en n'ont pas les moyens, ou ces sociétés qui aimeraient embaucher de bons profils mais qui ne les trouvent pas.

Les candidats nous disent lutter contre la délocalisation, mais voient-ils que les entreprises françaises n'ont pas le choix ? Le coût du travail, seule raison avancée par les médias, n'est pas uniquement responsable. Les formations ne sont pas adaptées, l'accès au crédit est quasi inexistant, trouver un investisseur relève du parcours du combattant, et j'en passe : louer un bureau, le 3D Secure, l'anarchie du RSI, les retards de la poste, les changements de TVA... Se lancer dans le web, ce n'est pas de tout repos !

Heureusement le web est fait de gens formidables, qui se battent chaque jour pour avancer, créer de l'emploi, innover, faire bouger la France et le monde. Il n'y a qu'à voir l'émulation qui règne dans les soirées web que j'organise chaque mois. D'une quinzaine de personnes, nous sommes passés à plus de 50 le mois dernier et sûrement une centaine la semaine prochaine. Autant de créateurs, d'étudiants, de représentants de gros sites, de société de marketing, de la FEVAD et cie qui repartent à chaque fois encore plus motivés, fiers de ce qui a déjà été accompli, boostés pour de prochains challenges. Mais aussi et surtout, sûrs et certains que le web et le ecommerce font plus qu'ajouter leur petite pierre à l'édifice qu'est l'économie française !

Et si vous deveniez une market place ?

Vous connaissez tous Amazon, La Fnac ou Rue du Commerce qui sont des références en matière de Market Place. Mais savez-vous qu'il existe des market place de plus petite taille, plus spécialisées, parfois même sur une niche destinée à des passionnés ? Pas forcément, et encore moins si vous ne passez pas par une solution de gestion de flux, comme Shopping Flux ou Lengow qui centralisent la plupart des market place, même celles dont on n'a jamais entendu parler...

Une market place, c'est l'idéal pour s'offrir un canal marketing différent du SEO, d'Adwords ou des RP. Un faible coût, une mise en ligne facile et rapide, un ROI important une fois qu'on a bien analysé ses ventes et une bonne visibilité.

Ce qui est intéressant maintenant de voir, c'est l'intérêt de créer sa propre Market Place. Une petite MP, spécialisée sur votre domaine, le bio, le bébé, le chocolat, les fleurs, la pêche... et de fédérer une communauté de ecommerçants autour de votre site/marque.

Au résultat vous et vos partenaires ecommerçants sont gagnants : eux parce qu'ils ont de la visibilité à moindre coût et vous parce que vous prenez une commission sur les ventes en plus de vendre vos propres articles. En plus vous supprimez la logistique et la gestion des stocks !

Ce qui est intéressant c'est aussi l'apport massif de fiches produits des partenaires qui vont augmenter le nombre de pages indexées par Google et par là même le nombre de liens internes, ce qui permettra de remonter sur le moteur de recherche plus facilement qu'avec votre seul catalogue produits.

Comment créer une market place ?

2 solutions : ou bien votre webmaster est top (comme le mien) et il peut vous développer un module qui sera intégrer à votre solution ecommerce, avec import des produits via un flux, synchronisation des stocks, exports des commandes vers le back-office des partenaires, gestion multi-frais de port...

Ou bien vous passez par une solution du type Market Place Factory qui propose une MP clé en main sur une solution développée en interne et optimisée pour capter les partenaires et les acheteurs mais aussi gérer les commandes, les stocks et les commissions.

Il semble que les market places soient en passe de devenir un "marché émergent" sur le web. Aux USA ou au Royaume Uni, de nombreux sites se sont lancés sur ce créneau, aussi bien dans la mode (Asos), les cosmétiques que les MP généralistes. En France nous sommes à la traine, mais de plus en plus de ecommerçants y pensent comme en témoignent les conversations que j'ai régulièrement avec eux...

Quand à nous sur Bagatelles et L'accro du shopping, il y a de fortes chances pour que l'un des deux sites franchisse le cap et devienne une market place, peut-être à l'occasion de la sortie de la version 1.5 de Prestashop. Quitte à changer, autant le faire en grand !

Les utilisateurs de tablette et le ecommerce

Une enquête récente de Adobe sur l'utilisation des tablettes numériques a démontré que les utilisateurs dépensaient plus que ceux qui n'en possèdent pas.

Les utilisateurs de tablettes seraient même une mine d'or pour le ecommerce à en croire l'étude.

Adobe Digital Marketing Insights a analysé 16,2 milliards de visites sur 150 sites Web américains sur l'année 2011.

Les utilisateurs de tablettes peuvent être classés selon 6 grandes lignes :

- ils dépensent 54% de plus par achat qu'un utilisateur de Smartphone et 21% de plus qu'un acheteur traditionnel par ordinateur

- ils sont plus répondants aux promotions, notamment lors du Black Friday et du Cybermonday

- la part des visites par tablette sur les sites web étudiés est passée de 1 à 4% en 1 an

- la probabilité d'achat est 3 fois supérieure à celle d'un acheteur par smartphone et équivalente à un internaute qui utilise son ordinateur

- les possesseurs de tablette sont majoritairement des hommes urbains, âgés de 18 à 34 ans, à fort pouvoir d'achat

- l'utilisation d'une tablette se fait dans un environnement calme, propice aux achats, de préférence les week-end, contrairement aux smartphones qui sont utilisés dans les transports, au bureau, en RDV...

Quelles conséquences pour les ecommerçants ?

Depuis l'arrivée de l'Ipad sur le marché en avril 2010, les ventes de tablettes ont explosé, modifiant les habitudes de consommation des internautes. Les ecommerçants doivent accorder un intérêt particulier à ces "nouveaux internautes" au fort pouvoir d'achat. Ils ne représentent actuellement qu'un petit pourcentage de leurs visiteurs mais ce nombre ne fera qu'augmenter au fil des années avec l'avènement de la connection mobile cocooning.

Les sites de vente en ligne devraient tous être optimisés pour les tablettes sans exception pour profiter de cet engouement.

Il faut bien distinguer les utilisateurs de tablettes qui sont des acheteurs de ceux des smartphones qui sont des visiteurs à la recherche d'informations. Le discours n'est pas le même et la stratégie marketing devrait être différenciée selon le support.

Sur une tablette, le marketing doit être engageant et donner l'envie à l'internaute d'acheter comme des offres promotionnelles ou coupons de réduction proposés notamment lors des jours fériés et des dimanches.

En 2012, les tablettes seront un canal de vente en ligne incontournable !

Le luxe d'être soi : mettez votre entreprise en valeur

Ca faisait longtemps que je n'avais pas mis en ligne une interview. C'est donc aujourd'hui la première de l'année 2012. On commence avec Céline Boura, qui a créé une agence de conseil en image de marque Le luxe d'être soi, en 2010. Céline prône la différence, "être soi" et se démarquer des autres pour développer un fort branding. Et comme chez Bagatelles, on aime être différent et se démarquer des autres, on adhère à 100% au concept de "agence de mise en valeurs" !

Quelques mots sur Céline...

Après avoir suivi un cursus de 5 ans en école de design, j'obtiens en 2003 un master en communication visuelle, spécialisation sciences humaines. Je travaille pendant près de 2 ans en tant qu'assistante directrice artistique en agences de publicité et édition, sur des marques à forte valeur ajoutée (luxe, cosmétiques, joaillerie...).

En 2005, avec l’envie d’approfondir mon travail sur l’image et surtout de le rendre plus humain, je suis une formation certifiante de plusieurs mois au conseil en image personnelle et professionnelle. Très vite, une intuition, puis une évidence : l’image d’une marque et l''image d’une personne répondent aux mêmes exigences. Quand l'intérieur et l'extérieur ne sont pas raccord, il y a un problème de crédibilité !

Par la suite, je ne cesse de chercher à créer ce lien entre l'image de marque et l'image de soi, entre le fond et la forme : je deviens maquilleuse, formatrice en style et couleur auprès d'équipes de vente, consultante en image et en communication pour des personnalités politiques, chargée de développement puis responsable de l’image d'une enseigne de beauté.

De fil en aiguille, j'affûte mon oeil, capte l'air du temps, évolue dans des univers atypiques, au contact de publics éclectiques, de personnalités innovantes... Etre différent est selon moi le meilleur atout d'un individu, autant que d'une entreprise. C'est pour travailler en ce sens que j'ai créé, en 2010, mon agence de conseil en image de marque et image de soi : Le luxe d'être soi.

C'est quoi Le Luxe d'être soi ?

Le luxe d'être soi est une agence de conseil qui accompagne les entreprises dans la mise en valeur de leur différence, à travers leur image de marque. Je les aide à incarner de façon transversale leur identité de marque : leur positionnement, leur discours, leurs supports de communication, l'image du dirigeant et de ses collaborateurs, se doivent de véhiculer un message fort et cohérent. Dans les moindres détails !

Aujourd'hui tous les secteurs d''activité sont hyper concurrentiels. La meilleure façon de se démarquer et de se rendre visible, sans avoir à se déguiser, est de capitaliser sur sa propre valeur ajoutée. De ce fait, les clients de l'agence sont avant tout des personnalités anti-conformistes ! Porteurs de projets, entrepreneurs confirmés, créateurs de marques, artistes... tous ont à coeur de communiquer, et de façon plus globale de faire du business, avec du sens et de l'authenticité.

J'ai lancé mon activité en mai 2010 en tant qu'auto entrepreneur, puis en portage salarial, puis j'ai créé ma SARL début 2011, quand mes 1ères missions et les retombées de mon blog m'ont permis de valider la pertinence et la viabilité de mon concept. Le financement a été fait en fonds propres.

Comment est venue l'idée de se lancer sur le marketing, l'identité de marque ?

En fait, avant même l'idée de créer mon entreprise, j'ai d'abord eu l'idée de créer un blog. J'avais un nom en tête depuis des années, Le luxe d'être soi. Courant 2010, j'ai eu un déclic, je ressentais l'urgence de prendre le contrepied des médias et de la morosité ambiante et de dire : ne cherchez surtout pas à être comme tout le monde, soyez vous-même ! C'est ainsi que je concevais mon métier.

Après avoir quitté mon dernier poste en tant que responsable de l'image, j'ai très vite été sollicitée pour travailler sur des missions d'image de marque et/ou image de soi en entreprise. C'est là que j'ai réalisé que le marché était immense, et que les façons de le pratiquer l'étaient tout autant. Il me fallait donc créer mon propre métier et ma niche. Entrepreneur n'était pas pour moi une vocation, mais une nécessité pour travailler avec ma vision et mes méthodes !

Au départ j'avais 2 offres distinctes, image de soi et image de marque, puis progressivement j'ai réussi à raccrocher ces 2 notions ensemble pour travailler sur l'identité globale de la marque (l'entreprise au même titre que le ou les individus qui l'incarnent). C'est mon blog qui m'a permis cela : j'ai compris que mon message trouvait écho chez des entrepreneurs qui n'avaient pas envie d'être et de faire "comme tout le monde". Qui, de par cette différence, avaient une vraie valeur ajoutée à défendre et pensaient leur image de façon globale. Tenir mon blog m'a donc permis d'affiner mon positionnement, de construire mon offre, de trouver mon public, et donc ma clientèle.

Quelle est ta stratégie de communication auprès de clients potentiels ?

Aujourd'hui mon blog est la vitrine principale de mon activité. Il me rapporte : contacts, contrats, sollicitations, visibilité, crédibilité. Dès son lancement, en septembre 2010, j'y ai beaucoup investi : en temps, en argent, en énergie. Avec une ligne directrice bien définie : j'ai fais dès le départ le choix d'une "stratégie de qualité" plutôt que de quantité.

Du coup, je n'ai jamais cherché à être en 1ère page sur Google, ni à multiplier les contacts sur Facebook et Viadeo, ni à attirer des milliers de visiteurs quotidiens. J'ai surtout travaillé mon contenu, avec une publication régulière, et la puissance de Facebook et du bouche-à-oreille a fait le reste. J'ai un message de fond à faire passer, je le décline en articles sur mon blog, ceux qui ça intéresse viennent et restent, les autres repartent, et ceux qui veulent travailler avec moi me contactent. Et ça marche !

Je remercie Yves Bonis, consultant en communication et marketing sur le web, de m'avoir aidé à mettre en place cette stratégie de communication, qui m'a permis d'accroître rapidement ma visibilité et de développer très vite mon activité. Pas un hasard si nous sommes partenaires de travail aujourd'hui...

Communiquer ainsi me donne le luxe de ne pas avoir à prospecter dans le dur. Je suis dans des réseaux dont je partage les valeurs et les engagements, j'utilise les médias sociaux pour repérer, diffuser, partager des infos, des idées : ma communication est fidèle à ce que je suis. Et je travaille avec des personnes qui partagent cette philosophie et cet état d''esprit.

Comment vois-tu ton avenir ? Un autre projet, se la couler douce, se développer à l'international...

Plusieurs projets en préparation pour 2012 : une équipe de partenaires, un relifting de mon blog, la mise en place de formations... mais j'en parlerais plus amplement le moment venu. Chaque chose en son temps ! Je continue sur ma lancée, ce que je fais a beaucoup de sens pour moi, je pense que c'est pour ça que ça marche bien. Je ne cesse de le dire sur mon blog et à mes clients : quand ce que vous faites est totalement en accord avec qui vous êtes, on vous croit, et on vous suit. Crise, ou pas crise.

Quel est ton regard sur le monde du ecommerce en France ?

Comme dans le commerce, la concurrence est immense et personne ne vous attend. Cela oblige à une vraie exigence : avoir un concept solide, un positionnement innovant, une image béton, et des moyens conséquents pour assurer sa visibilité et son développement.

Je côtoie de nombreux e-commerçants qui ont les yeux rivés en permanence sur le référencement de tel concurrent, les promos de l'autre... Je les encourage à consacrer ce temps à optimiser leur offre, leur message, leur design, leur relation client... en bref à se concentrer sur tout ce qui les distingue de la concurrence.

On a tellement l'embarras du choix aujourd'hui pour faire ses achats en ligne, qu'on a besoin de plus que l'argument du prix pour sortir la CB : on a besoin de rêver, d'être embarqué dans un univers fort et de vivre une vraie expérience client.

Quelles sont tes idoles dans le monde du web ?

Je n'ai pas d'idole, je n'aime pas vraiment ce mot... mais des figures inspirantes, oui ! Il y a quelques bloggeuses qui m'inspirent depuis plusieurs années : Garance Doré, Géraldine Dormoy de Café Mode, Anne-Solange Tardy de Cachemire & Soie, chez les hommes James Bort et The Sartorialist. Ils parlent tous de mode, mais pas que... Ils ont surtout un oeil, une plume, et incarnent chacun à leur façon un style de vie, une esthétique, une éthique, un état d''esprit. Pour moi, une image de marque réussie, c'est vraiment ça.

Quelles sont tes passions en-dehors du web ?

Lire, écrire, photographier, danser, rencontrer, contempler...

Un mot pour résumer ta vie de web-entrepreneur ?

D'entrepreneur tout court : la liberté ! La liberté d'être moi, de travailler comme je l'entends, avec qui je l'entends, de ne pas avoir de compte à rendre, d'être chaque matin l'actrice de ma vie. Quand on a goûté à ce luxe-là, impossible de faire marche arrière !

Parce qu'il n'y a pas que Bagatelles....

Aujourd'hui j'ai lancé une nouvelle start up qui me tenait à coeur depuis très longtemps ! Depuis que j'avais commencé à écrire dans la presse pharmaceutique il y a plusieurs années.

Mieux vaut tard que jamais, donc voilà c'est fait ! C'est Daily News !!

Il s'agit d'un magazine en ligne qui sélectionne les meilleures actualités de la journée quelque soit le domaine : web, économie, politique, people, international… Mais aussi des bons plans sorties, voyage et culture, parce qu’il n’y a pas que le travail dans la vie !

Un condensé de toutes les news de la journée que vous pouvez découvrir en un clic sur votre smartphone ou votre Ipad, dans les transports, à la pause-déjeuner ou en arrivant à la maison. Avec Daily News, vous ne manquerez plus aucune actualité brûlante ! De quoi briller à votre prochain diner mondain même si vous n’avez pas le temps de lire Le Figaro, Le monde ou regarder BFMBusiness…

La théorie de la tartelette aux fraises

Ce matin je suis allée à une conférence sur l'optimisation de son site ecommerce organisée par Ecommerce Folks. Mon avis est mitigé sur l'intérêt de ce type de rencontres lorsqu'on est dans le ecommerce depuis un moment. Mais ce n'est pas le sujet...

Car à cette occasion je suis passée au Monop' et j'ai découvert par hasard, cachés en bas du rayon gâteaux secs, des tartelettes à la fraise !! Comme celles que l'on dégustait quand on était petit. Celles dont chacun avait sa façon des grignoter : en commençant par les bords et gardant la confiture pour la fin (moi je faisais ça), en mettant tout dans sa bouche, en les cassant en 2.... Bref tout un art dans lequel on y mettait tout notre coeur !

Un gâteau mythique que je ne pensais jamais retrouver un jour et qui m'a donner le sourire pour la journée, au point que j'ai décidé d'appeler ça "la théorie de la tartelette aux fraises" :)

Pourquoi ? Tout simplement parce que cela traduit bien le fait qu'on a pas besoin de grands plaisirs dans la vie de tous les jours pour être heureux. On veut tous le dernier I-Phone 4S, ou l'Ipad 3 bientôt, et pourtant un tout petit plaisir à moins de 1€ nous donne plus de joie qu'un appareil high-tech à 700€ !

C'est une théorie qu'on peut appliquer à la gestion de son entreprise. Combien de fois vous êtes-vous sentis désemparés, anéantis, en manque de confiance devant l'ampleur de la tâche à accomplir, l'absence de visibilité à court et moyen terme, la remise en cause perpétuelle des projets, etc ... ? Et pourtant. Il suffit simplement parfois d'un tout petit rien pour se rebooster et repartir sur de bonnes bases, motivés et prêt à relever tous les challenges !

Développer un module de partage sur facebook, préparer une newsletter, aller à un déjeuner avec un ami ecommerçant... Tous ça ce sont des petits rien qui cumulés au fil du temps, vous redonne le sourire, vous font avancer pas à pas et profiter de la vie de rêve du chef d'entreprise...

Et puis si ces petits rien ne fonctionnent pas, il vous restera toujours les tartelettes à la fraise :)

Le street marketing appliqué au ecommerce

Il existe pas mal de leviers marketing IRL, mais on ne pense pas à les appliquer au ecommerce. Par méconnaissance ou parce que lier les 2 mondes est parfois difficile.

A l'heure du SoLoMo, vous savez le mot à la mode en ce début 2012, qui signifie : social, local, mobile. Une stratégie en 3 points appliquée au monde virtuel et à la pluralité des canaux de distribution, il est important de faire passer la vente en ligne dans le monde réel afin de connecter de futurs acheteurs à votre site. Ceux qui ne commandent pas encore sur le net, ou bien qui ne connaissent que les gros sites à la forte identité numérique, comme Sarenza ou Darty.

Vous, avec votre petit site, il faut mettre tous les atouts de votre côté et toucher à toutes les possibilités marketing qui s'offre à vous.

C'est ce qu'a fait Céline, du site Madame Choup, un site de cooking dress au look vintage et décalé qui tente de faire sa place parmi les 100 000 sites ecommerce. Un site mono-produit, qui proposent des tabliers de cuisine, fait main, dans des tissus et des formes qui rappellent ceux des années 50 aux Etats-Unis, comme le tablier cupcakes.

Céline a choisi en décembre dernier de tenter une opération de street-marketing en partenariat avec une boutique parisienne (réelle) de cupcakes dans les quartiers d'affaires très fréquentés de la capitale.

Généralement les opérations de street-maraketing doivent passer par une agence spécialisée, pour obtenir les autorisations, avoir assez d'hôtesses sous la main et déterminer les quartiers à quadriller, choisir le flyer et le "cadeau" offert aux passants.

Mais Céline s'est lancée seule sur ce coup !

"Je l'ai organisée toute seule du coup niveau budget cela ne m'a pas coûté trop cher, environ 300 euros. L'idée était d'offrir un mini-cupcake pour promouvoir Madame Choup. J'ai contacté une personne qui crée sa boîte de cupcakes pour lui proposer une collaboration. Du coup elle a fourni tous les 2000 gâteaux. De mon côté j'ai fait des flyers avec un recto Madame Choup et un verso pour elle. J'ai construit des petits paniers du type 'ouvreuse' et j'ai demandé à mes copines de venir distribuer. On a fait La défense sur l'heure du déjeuner, et Haussman sur l'heure du goûter. Au niveau des retombées ce n'est pas énorme... 0,25% de retour en terme d'achat. Après ça permet d'augmenter sa visibilité de manière assez conséquente !"

Par contre il ne faut pas oublier de demander une autorisation à la préfecture de police de Paris ou à la mairie de votre ville, car les trottoirs ne sont pas libres de droit et vous risquez une amende !

Une opération marketing intéressante, qui n'est pas réservée aux grandes marques, et qui avec un peu de débrouille peut être lucrative, mais surtout peut donner une bonne image à votre site.

L'alcool influencerait les achats en ligne...

Les américains ne sont jamais à court d’idée dans leurs enquêtes et cette fois-ci ils font très fort. Une étude a été menée sur l’influence de la consommation d’alcool sur les achats en ligne.

En effet, nombreuses sont les jeunes femmes réalisant des commandes d’articles sur le net, après avoir consommé de grandes quantités d’alcool au cours d’ after-works ou de soirées entre amies. Des commandes effectuées rapidement à l’aide de leur smartphone, qui leurs sont livrées quelques jours plus tard à leur plus grande surprise…

Auparavant ce phénomène n’était observé qu’au cours de parties du style Wine and Cheese, pendant lesquelles des ventes privées d’objet d’art ou de vêtements de créateurs étaient proposées. Aujourd’hui, il suffit de sortir son smartphone de son sac pour acheter le petit haut dont on vient de parler… De plus l’alcool levant les inhibitions, cela permet de ne pas culpabiliser à l’idée de dépenser futilement l’argent durement gagné.

Acheter des vêtements ou des livres, passe encore, mais certaines deviennent l’heureuse propriétaire d’une voiture ou bien doivent partir pour un tour du monde quelques jours plus tard ! Ce qui peut conduire à de graves problèmes financiers ou pire se faire pirater sa carte en cas de commande sur un site non sécurisé.

Mais comment savoir si ces ventes sont bien effectuées sous l’emprise de l’alcool ? Le site Kelkoo annonce que près de la moitié des ventes étudiées au Royaume Uni pour une enquête identique, sont effectuées par des acheteurs ayant consommé trop d’alcool.

En fait il s’agirait plus de suppositions et de recoupements, notamment sur les heures des pics de commandes, qui feraient penser à cette habitude. Une habitude toute bénéfique pour les sites de vente en ligne qui n’hésitent pas à proposer des offres promotionnelles à ces heures de forte affluence. L’heure idéale serait 21h.

Sur Ebay le pic est observé entre 18h30 et 22h30. Steve Yankovich, vice-président de la division Ebay Mobile assure Â» si vous vous demandez ce que font les gens en rentrant du travail le soir, ils décompressent. C’est le consommateur de bonne humeur ». Le consommateur idéal !

Une récente étude de ChannelAdvisor sur une centaine de sites américains montre que le pic de commandes commence à 20h et augmente au cours de la soirée pour se finir vers minuit. Les commandes sont passées de plus en plus tard par rapport aux années précédentes.

Ce sont les « petits plaisirs de filles Â» qui remportent la palme des ventes sur la plupart des sites. Comprenez des petits articles (maquillage, bijoux, accessoires) dont elles n’ont pas besoin, qu’elles n’auraient pas acheté en temps ordinaire mais qui sous l’influence de l’alcool leur donne envie des posséder.

A quand une étude identique en France ?

Zoom sur dinous.fr

Le besoin d’écriture est tout à fait courant, et de nombreuses personnes se lancent dans la rédaction d’un journal intime ou de petites histoires qui ne seront jamais lues. Cependant, c’est l’envie de partager, de transmettre, de se dévoiler qui alimente le besoin d’écrire. En écrivant ses souvenirs en tant que témoin d’un événement ou d’une époque, on donne aux générations futures la possibilité d’en savoir plus sur leur passé. Mais pour encore beaucoup d’entre nous, la démarche d’écriture est intimidante. La crainte de ne pas avoir assez d’inspiration, de paraître égocentrique ou de ne pas savoir comment commencer est souvent un obstacle à cette démarche. Pourtant, tous ces handicaps ne sont pas insurmontables, et disnous.fr a pour vocation de le prouver en accompagnant ses membres dans leur démarche d’écriture mais aussi en matérialisant leurs écrits grâce à des solutions d’édition pour faire des cadeaux qui restent dans le temps.

Un site pour raconter l’histoire de sa vie

L’espace personnel des membres de disnous est spécialement étudié pour faciliter la rédaction de son histoire. Pour cela, disnous stimule les souvenirs en invitant le membre disnous à explorer une base d’archives média très riche issue de magazines, d’extraits d’émissions de télévision ou d’actualités. Une frise chronologique reprenant les différents événements qui ont eu lieu depuis la naissance du membre est créée. Ces outils aident à faire remonter les souvenirs et invitent l’utilisateur à décrire ce que les images lui évoquent et pourquoi pas écrire sa biographie. Les différents thèmes (amis, lieux, amour, famille, etc.) permettent d’amorcer le récit lorsque l’on ne sait pas encore par où commencer. Les billets que le membre rédige dans son espace personnel pourront être visibles, selon son choix, par tous les membres du site, seulement ses proches ou bien seulement par lui.

Des solutions d’édition pour matérialiser ses écrits

Grâce à disnous, les membres ne font pas seulement que cumuler des fragments de souvenirs : ils ont également l’occasion de les rassembler sous un ensemble cohérent et de les matérialiser sous forme de livre, de DVD ou de magazine, avec des approches et des mises en page différentes (famille, communauté, voyage, vie professionnelle, etc.) selon le format choisi. Ces ouvrages peuvent être illustrés par des images provenant de la base d’archives média. L’idée de cadeau commun est également développée avec une solution originale d’écriture à plusieurs.

Un consultant ecommerce pour quoi faire ?

Hier, Olivier a écrit un article sur l'intérêt de prendre un consultant ecommerce pour se lancer dans le web. A la lecture de l'article, on comprend de suite son "aversion" pour la profession. Mais on a l'habitude de ses articles et l'important c'est qu'ils ouvrent le débat !

Effectivement il est toujours conseillé dans notre société bien stéréotypée de se faire accompagné dans tout projet professionnel au risque de "se planter" si on ne l'a pas fait. Les consultants, coach et formateurs auraient donc la science infuse et seraient capables de nous faire devenir des as du ecommerce !

Évidemment j'ai mon avis dessus, je ne m'en suis jamais cachée et je l'avais déjà plus ou moins dit dans cet article : le petit ecommerçant et son prestataire.

Selon moi un consultant n'est pas inutile dans plusieurs cas :

- un futur ecommerçant qui hésite à se lancer

- un futur ecommerçant qui n'a pas le fibre commerciale

- un futur ecommerçant qui a beaucoup d'argent

- un futur ecommerçant qui détient le projet de l'année

- ...

Bref un futur ecommerçant qui ferait mieux de rester dans son job actuel ! Car à trop se poser de questions, à demander l'avis de "consultants" qui savent tout mieux que quiconque, le projet ne verra jamais le jour ! Plus on chipote, plus on recule le projet et moins on se lance.

Le ecommerçant qui se lance c'est celui qui n'a pas peur de se planter, celui qui va prendre des risques, tenter l'aventure et se jeter corps et âme dans son projet. Il n'écoutera pas les avis négatifs autour de lui comme "et si ça marche pas tu fais quoi ?" " tu as assuré tes arrières ?" " tu t'y connais en développement web ?"

Non celui qui se lance et qui est fait pour le web c'est celui qui s'est fait tout seul : celui qui lit des blogs, des magazines, qui a un compte twitter actif aussi bien ses tweets, que sa TL, celui qui fréquente les soirées web où tout le gratin se retouve pour partager ses bons plans mais aussi ses galères. Celui qui écoute ou regarde BFM Business (si si il y a Christophe Cremer et François Monboisse qui y passent régulièrement. Marc Lolivier aussi : d'ailleurs il faut les suivre sur twitter !!), celui qui a un avis critique sur Capital et sa méconnaissance du (e)commerce, celui qui se renseigne un peu partout pour en apprendre la maximum par lui-même tout simplement !

Le ecommerce c'est fait pour se lancer, pour avancer, pour rater, pour recommencer et ainsi de suite. Mais il n'y a pas que le web d'ailleurs. C'est la vie de tout chef d'entreprise quelque soit son domaine. Et c'est pour ça qu'on l'a tous choisit cette vie.

Si vous n'adhérez pas à ce principe de prise de risque, inutile de contacter un consultant ecommerce, ça ne vous servira qu'à dépenser une somme folle pour apprendre que nous n'êtes pas fait pour être ecommerçant ou chef d'entreprise tout simplement.

- page 1 de 217